fév 8

Françoise Sagan est, de loin, une de mes auteures préférées. J’ai très envie de vous parler aujourd’hui de deux de ses livres, Bonjour Tristesse, bien sur, mais aussi Un certain Sourire qui a été écrit et publié peu de temps après ce dernier, en 1956.

Deux petits bijoux écrits alors qu’elle n’avait que 18 ans, où les héroïnes respectives, Cécile et Dominique, incarnent ‟une certaine jeunesse” qui ne se préoccupe pas de la morale encore pesante des années 50. Elles vivent leur vie de manière indépendante, avec une légèreté teintée d’égoïsme, un appétit de plaisirs et une bonne dose de nonchalance, d’où le scandale provoqué par ces figures dans la France encore conservatrice des années 50.

Dans Bonjour Tristesse, Cécile, 17 ans, passe l’été dans une villa de la Côte-d’Azur avec son père en compagnie duquel elle vit depuis sa sortie de pension. A Paris, ils mènent une vie insouciante de gens aisés et sans attache particulière, sinon leur complicité qui tient plus de celle de bons copains de jeux. Le père accumule les conquêtes sous le regard bienveillant et admiratif de sa fille qui aspire à cette vie de bohème, et qui fait son apprentissage de la vie entre clubs de jazz, flirts, ivresse et vagues études de philosophie.

Elle voit cet été passé en compagnie de son père comme un prolongement de leur vie parisienne, et découvre l’amour dans les bras de Cyril un “gentil garçon” qui l’aime et qu’elle aime…“bien”. Les accompagne, la toute dernière maîtresse de son père, une gentille blonde un peu écervelée, plus cocotte que mannequin. Tout s’annonce pour le mieux, entre virées au casino et séances de bronzage, jusqu’à la venue d’Anne. Brune, la quarantaine, cultivée et posée, son mode de vie est aux antipodes de celui de Cécile et de son père. La volonté de celui-ci de refaire sa vie avec elle, inquiète Cécile qui sent qu’en sa compagnie, il faudra reconcer à leurs habitudes et se ranger, mener une vie de famille plus traditionnelle. De cela, il n’en est pas question pour la jeune fillet et un drame se prépare… Qui lui apprendra la souffrance et la tristesse…

Dans Un certain sourire, Dominique, 20 ans, poursuit de vagues études à la Sorbonne, étudie un peu et paresse beaucoup. Elle a un petit ami, encore un “gentil garçon” (ils n’ont décidemment pas le beau rôle chez Sagan!) qu’elle aime “bien”, avec qui elle passe le temps mais avec lequel elle s’ennuie un peu.

Lors d’un déjeuner, il lui présente son oncle et sa tante, Françoise et Luc, la quarantaine, qui s’attachent à elle et réciproquement. Tandis que Françoise cherche à la prendre sous son aile pour la dégourdir de sa solitude, la sortir, la former à la vie mondaine, elle se sent attirée par Luc et l’attirance est réciproque. Ce dernier a déjà eu plusieurs aventures, des parenthèses sans réelle importance. Il propose à Dominique de partir avec lui sur la Côte-d’Azur pour vivre cette aventure quelques jours, loin des regards indiscrets. Elle accepte, séduite par cette escapade qui la change de son quotidien et l’éloigne pour un temps d’une vie agréable mais monotone, pensant que ce sera une expérience sans conséquence. Oui mais…

Deux portraits de jeunes filles, deux portraits d’une époque aussi, d’un certain milieu et d’une certaine jeunesse, qui pourraient presque être banals s’ils n’étaient pas servis par le génie de Sagan, sa plume mordante et sa capacité à disséquer les êtres, à rendre avec une telle finesse les égarements et l’apprentissage de la vie, de la passion et de la souffrance…

Le tout, écrit à 18 ans à peine.

Des lectures qui, je vous assure, ne laissent pas indifférent et qui vous marquent!

Bonjour Tristesse, Françoise Sagan, Pocket, 153 p, 4,60€

Un certain sourire, Françoise Sagan, Pocket, 124 p., 5€

fév 6

Pour une accro aux chaussures comme moi, j’ai plutôt été une sacré arnaque ces derniers temps avec une paire de bottines achetées en septembre et … rien depuis !

Même les soldes n’ont pas su me séduire, jusqu’à hier, où chez Zara, je cherchais ça :

(Crédit : Leblogdebetty)

Elles sont particulières je sais, mais j’aime bien… Mais bon, maintenant que Betty les a achetées, je doute les trouver dans un Zara (argh sacrées blogueuses influentes … :) )…

A la place, j’ai trouvé de jolies richelieux grises, parfaites pour remplacer mes vieilles bottines qui ont presque rendu leur dernier souffle.

Il manque un talon, mais pour 19€ au lieu de 50 environ je crois, je me suis dit qu’elles méritaient un petit tour chez le cordonnier. La forme est parfaite, le talon haut mais pas trop, idéal pour trotter toute la journée et la couleur est pile ce que je voulais !

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Sans oublier que j’ai reçu les jolies sandales Chie Mihara achetées à Walinette. Elles sont plus belles que je pensais encore !

Je suis sûre que vous ne serez même pas trop étonnées si je vous disais que du coup j’ai envie d’acheter d’autres paires ! Rien pendant plusieurs mois et quand on craque à nouveau, ça devient dur de s’arrêter !

Et vous, de nouvelles chaussures à déclarer à la douane fashion ?

fév 5

Comme je vous le disais hier (mais mon teasing n’a pas pris … snif), je suis récemment allée faire un déjeuner spontanée dans une des institutions parisiennes, le Bouillon Chartier.

Fondé en 1896, ce lieu est classé monument historique de la ville de Paris depuis 1989. Une salle splendide, avec une haute verrière, des garçons de salle habillés avec noeud-papillon, gilet de serveur et tablier, un classique.

La cuisine est traditionnelle, un peu « comme à la maison » et les prix sont très doux.

Les serveurs ont l’habitude d’écrire la commande sur la nappe en papier de la table. Le service est ultra rapide et la nourriture est simple mais bonne.

Voyez un peu, nous avons pris une terrine de campagne pour deux, un poulet fermier et un confit de canard, 1/4 de vin, une crème caramel et un Mont-Blanc (décidément, c’est la période ! Mais ici il s’agissait de simple crème de marrons accompagnée de chantilly), pour moins de 30€ !

Le cadre est vraiment charmant et atypique, on a l’impression d’être propulsés au début du 20ème siècle, so charming !

Si vous ne connaissez pas, allez-y sans hésiter, vous aurez là un immanquable parisien !

Chartier
7, rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
Tel : 01 47 70 86 29

fév 5

Comme promis, voilà la (très rapide) recette du gâteau de crêpes :

Vous me connaissez, je suis partisane du moindre effort et puis quand c’est bon, pourquoi se priver alors tout d’abord, achetez des crêpes toutes faites chez Picard (bouh la honte mais j’assume, elles sont délicieuses en plus !) !

Pour 4 personnes, prenez un paquet de 6.

Continuons sur notre lancée Picarde, avec le coulis de fruits rouges et le sachet de fruits rouges bio. C’est la version que j’ai testée, après tout autre fruit ou chocolat ou autre sera tout aussi bon j’imagine ! :)

Mélangez le coulis à quelques feuilles de gélatine pour que le mélange soit un peu plus consistant et ne coule pas entre les crêpes.

Entre chaque crêpe, déposez une fine épaisseur de coulis.

Mettez au frigo.

Pour servir, un peu de fruits rouges et une pointe de chantilly sur le côté et voilà un dessert simplissime mais qui a plutôt de la gueule quand même je trouve …

(Voyez, quand je vous disais que c’était ultra facile … En même temps, vous commencez à me connaître, ça ne doit pas trop vous étonner …)

La prochaine fois, vous aurez la photo qui va avec, promis !

A tout à l’heure !

fév 4

Chose promise, chose due, je vous parle aujourd’hui de deux salons de thé récemment testés et totalement approuvés !

On commence par l’incontournable Angelina pour le touriste en goguette (et pour le parisien gourmand aussi, pas de snobisme !), son fameux chocolat chaud, l’Africain, et son non moins fameux dessert vedette, le Mont Blanc.

J’ai bien conscience que cette association fait mal au coeur à certains mais rassurez-vous : une Poleenette et son homme, deux Africains mais un seul Mont-Blanc à partager !

Les fous que nous sommes avons décidé d’y aller un dimanche après-midi, mais sur les coups de 15h, nous n’avons attendu que 15-20 minutes avant d’entrer dans le royaume de la gourmandise !

Nous étions tellement repus que nous ne sommes même pas passés à la boutique acheter une bouteille de chocolat… Mais comme ça, le prétexte est tout trouvé pour y retourner !

Salon de thé Angelina
226, rue de Rivoli 75001 Paris

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Autre salon de thé testé il y a peu, l’A Priori Thé, Galerie Vivienne.

La Galerie, que je vous avais montrée il y a peu de temps, est très très jolie, calme et relaxante, c’est donc avec plaisir que nous nous sommes installées avec Féelodie pour y prendre un thé avant d’aller affronter la boutique Louboutin !

Nos petits estomacs bien calés par un bon déjeuner, nous n’avons pas eu le courage de nous dévouer pour mes chers lecteurs et tester leurs délicieux scones, j’espère que vous ne nous en tiendrez pas trop rigueur !

Et puis, voilà un prétexte tout trouvé pour y retourner aussi ! (Comment ça je fais exprès afin de pouvoir être encore plus gourmande « pour la bonne cause bloguesque » ? Oui et alors ?! )

J’en profite pour vous mettre à contribution. Avez-vous déjà testé ce salon de thé et si oui, avez-vous dégusté leurs réputés scones ? Je veux tout savoir !

Salon de Thé A Priori Thé
35 Galerie Vivienne 75002 Paris

J’espère vous avoir mis bien en appétit pour le goûter, niark, niark, ne me remerciez pas !

La prochaine fois, je vous parlerai resto et qui dit resto dit une institution parisienne, je vous laisse deviner ? (Oui moi aussi je fais du teasing, parfaitement !)

Bonne journée les loulous !

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