Vieux motard que jamais (pouah la blague bidon de bon matin !), vendredi je suis enfin allée voir les deux expositions de l’hiver au Musée d’Orsay : « James Ensor » et « Art Nouveau Revival ». Je remercie Emma pour m’avoir un peu poussée à y aller, sinon, je me connais, je me serais encore réveillée au dernier moment ou trop tard …
Pour ne pas faire les choses à moitié, nous sommes allées voir les deux expositions dans la foulée. Ca se fait sans souci, puisqu’elles sont relativement courtes en fait, donc je n’ai pas eu le temps d’avoir mal au dos.
Commençons par l’exposition retraçant le travail de James Ensor.

Artiste ostendais du début du XXè siècle (1860-1949), James Ensor s’est révélé pour moi un artiste au style particulier, complexe et étonnant.
Je ne connaissais pas du tout son oeuvre et c’est donc sans a priori aucun que j’ai arpenté les quelques salles, et que j’ai découvert les quelques 100 tableaux présentés de façon chronologique. C’est d’ailleurs très intéressant car on peut voir « en direct » l’évolution du peintre, de son style et des messages qu’il veut faire passer.
Au début, ses tableaux sont essentiellement des natures mortes, des paysages et des portraits peints dans sa jeunesse. Le traitement de la couleur est déjà très intéressant je trouve et j’ai beaucoup aimé cette première salle.
Je ne vous mentirai pas, je ne suis pas très fan de dessins et par conséquent nous avons passées ces salles assez vite. Etaient regroupés les dessins et eaux-fortes que possède le Musée d’Orsay.
La salle du fond présente des oeuvres lumineuses et plus spirituelles avec des oeuvres comme Adam et Eve chassés du paradis terrestre. Les jeux de lumière m’ont à nouveau beaucoup plu.

Arrivent déjà les dernières salles et l’on peut percevoir une très forte évolution dans son style et dans les scènes peintes. Les crânes font leur apparition, de même que des masques, souvent à caractère porcin, qui deviennent omniprésents dans ses tableaux.
Ma petite oreille qui traînait vers la guide à côté de nous a pu comprendre que ces tableaux et ces masques représentaient la satire de la société et la réponse du peintre aux critiques acerbes qu’il recevait et qui le blessaient profondément. Voyez par exemple L’intrigue, ci-dessous, où les gens sont tous grimés de masques ridicules.

La dernière salle rassemble les autoportraits de James Ensor, tableaux de styles très différents, représentant l’artiste en hareng, en squelette ou en gentilhomme. On sent la volonté de laisser sa trace dans l’histoire de l’Art et de montrer au spectateur tous les styles qu’il a pu tester, comme pour dire « Au cas où vous ne l’auriez pas compris, voilà mon style ! ». Un brin égocentrique vous ne trouvez pas ? Le tableau qui peut résumer sa relation à son oeuvre est Ensor aux masques, comme vous l’a déjà fait remarquer Emma.

En bref, voilà un artiste étrange et déroutant, qui semble n’avoir jamais trouvé sa place ni dans la société ni dans l’art de son époque. Toujours en décalage, il a tenu plus que tout à ne pas se faire oublier, d’où la multiplication d’autoportraits et de tableaux « synthèse » de son oeuvre. Malgré un a priori négatif, j’ai été contente de découvrir cette exposition et de découvrir l’oeuvre de James Ensor. L’exposition est intéressante mais l’audio-guide se serait révélé vraiment indispensable si j’avais voulu tout comprendre.
L’exposition se termine ce jeudi !
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Dans la foulée, nous attaquons sur la 2ème exposition « Art Nouveau Revival », mais je vous en parlerai un autre jour ! (Wahou le teasing de folie !)
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Je viens de remarquer que ceci était ma 300ème note sur ce blog ! Déjà !
Et accessoirement, je souhaite un excellent anniversaire à ma moman !