« My Fair Lady » au Théâtre du Châtelet
Quoi de mieux en ce jour de fête que de vous parler d’un spectacle magique et enchanteur, « My Fair Lady », que j’ai vu en début de mois en excellente compagne ?
Après l’éblouissement des « Misérables » et la semi-déception de « Show Boat », j’étais plus qu’impatiente de retourner au Théâtre du Châtelet retrouver ma chère Eliza Doolittle.
L’histoire : Comment transformer une simple vendeuse de fleurs en lady? En lui faisant perdre son accent populaire! Tel est le pari du professeur Higgins. Et comment tirer d’une pièce de George Bernard Shaw sans déclaration d’amour, ni scène dansée, un musical à succès? Cet autre pari était fou, son plébiscite le fut plus encore.
Créé en 1956 puis porté à l’écran en 1964 par George Cukor avec la délicieuse Audrey Hepburn dans le rôle d’Eliza, My Fair Lady est devenu le musical le plus aimé au monde. (Source : Théâtre du Châtelet)
My Fair Lady est créé en 1956 et provoque une réponse du public en forme de raz-de-marée: 2717 représentations constituent le record de l’époque. Bientôt l’on joue My Fair Lady à Londres le temps de 2281 représentations puis ailleurs en Europe, d’autant que le film réalisé par George Cukor en 1964 (avec Audrey Hepburn) ne fait que décupler la popularité de l’ouvrage.
.
Plus de 3h d’enchantement, rien de moins !
Une troupe parfaite, bien rodée, des chorégraphies calées au millimètre, bien que ce soit le soir de la première, mais également des acteurs impressionnants de présence et de talent.
Sarah Gabriel campe une Eliza douce mais effrontée, prête à tout pour s’élever dans la société londonienne et quitter sa misère. Son interprétation est très juste et bluffante, changeant d’accent comme de chemise. Cette demoiselle possède une très belle voix, cela ne gâche rien !
Mais je n’oublie pas les autres acteurs, Alex Jennings qui joue un Henry Higgins qu’on aime détester, mais aussi Nicholas Le Prevost en Colonel Pickering et surtout Donald Maxwell qui campe le père d’Eliza, Alfie Doolittle !
La scène, les décors et les costumes sont à tomber, très élégants et très bien faits. La mise en scène est très intelligente, discrète mais qui parvient tout à fait à positionner les acteurs dans le temps et l’histoire.
Bien évidemment, je ne peux pas parler de « My Fair Lady » sans mentionner toutes ses chansons plus entêtantes (dans le bon sens bien sûr) les unes que les autres et je mets quiconque au défi de ne pas avoir une ou plusieurs mélodies en tête pendant quelques jours ! « I could have danced all night », « Just you wait », « With a little bit of luck », « Wouldn’t it be lovely ? » ou encore « On the street where you live sont tant de mélodies que je fredonne régulièrement, sans m’en rendre compte !
Il ne faut pas oublier l’orchestre qui tient une part importante dans la comédie musicale et qui met parfaitement en valeur les mélodies et voix.
En bref, je suis plus qu’emballée, j’ai retrouvé la magie du film, l’alchimie entre les personnages, les mélodies tant aimées et un public plus que réceptif !
Je vous conseille, non, je vous exige d’aller voir cette comédie musicale ! Pour les chanceux, Papa Noël aura apporté des billets dans sa hotte, pour les autres, courrez réserver vos places !
My Fair Lady
de Loewe & Lerner
Théâtre du Châtelet - Métro Châtelet
01 40 28 28 40
Jusqu’au 2 janvier 2011
De 20 à 111,50 €
Bon réveillon de Noël mes petits Jésus, mangez-bien, profitez de votre famille et de vos proches, soyez comblés et revenez vite tout me raconter !
décembre 24, 2010 14 Comments
Spa et jolies robes (1)
La semaine dernière, je me suis accordée une journée de vacances dans une semaine bien chargée.
Outre une petite visite chez le médecin et un peu de rangement, l’après-midi était placé sous le signe du glamour et de la détente…
Je suis tout d’abord allée faire un petit tour à l’Institut Culturel Italien, rue de Grenelle, pour voir la petite exposition sur Fernanda Gattinoni, styliste italienne décédée en 2002 et qui avait beaucoup travaillé notamment pour le cinéma. Elle ouvre son atelier dans les années 1940 et devient vite incontournable.

Parmi ses plus célèbres clientes, citons Ingrid Bergman, Anna Magnani, Audrey Hepburn, Lana Turner …
Elle a notamment réalisé plusieurs robes pour Audrey dans le film « Guerre et Paix ».
L’exposition s’est terminée vendredi et je n’avais pas le droit de prendre de photos sur place… Mon article est donc presque inutile, mais j’ai tellement aimé ses robes en soie, délicates, fines, élégantes, qu’il fallait que je vous en parle…

Pssst, ne partez pas loin, cet après-midi, je vous raconte ma bulle de relaxation au Spa Villa Thalgo !
août 2, 2010 8 Comments
Challenge ABC : – 1 !
Ce début d’année commence bien pour mon Challenge ABC, puisque j’ai fini « Petit Déjeuner chez Tiffany » de Truman Capote et je peux donc rayer la lettre C !
Ce qu’en dit la 4ème de couverture : «J’avais été au cinéma, j’étais rentré et je m’étais mis au lit avec un grog au rhum et le dernier Simenon. C’était tellement mon idée d’une soirée confortable que je ne parvenais pas à comprendre le sentiment de malaise qui s’amplifia en moi au point que je pouvais entendre les battements de mon coeur… Le sentiment que l’on m’épiait. Que quelqu’un était dans la chambre. Puis il y eut une succession de coups secs sur la vitre, une apparition d’un gris spectral. Je renversai le grog. Il me fallut un certain temps avant que je me décide à ouvrir la fenêtre et à demander à Miss Golightly ce qu’elle voulait.» (Source : Fnac)
Ce que j’en dis : Qui ne connait pas Holly Golightly et surtout sa fabuleuse interprète au grand écran, Audrey Hepburn ? J’ai vu et aimé le film, j’ai donc été ravie d’avoir l’occasion de lire le livre de Truman Capote dont a été tiré le film.
New-York, la guerre, les années 40. Le narrateur, jeune écrivain, nous raconte sa rencontre, brève mais bouleversante avec Holly Golightly. La Holly du livre ne ressemble en rien à l’image que je m’étais créée avec Audrey, mais qu’importe, les traits principaux sont là : jeune, call girl, exubérante et très compliquée. Elle bouleverse la vie de tous ceux qu’elle rencontre. C’est une étoile filante, elle est là sans être là mais attire l’intérêt de tous.
J’ai d’abord eu un peu de mal avec le style très narratif mais finalement, je me suis laissée emporter par l’histoire et les rebondissements des deux protagonistes.
Holly est un personnage complexe, on l’idolâtre et on peut la détester à la fois. Manipulatrice hors pair, elle fait fondre tous ceux qu’elle croise. On ne peut pas lui en vouloir car elle semble convaincue de bien faire, même si elle s’avère blessante, indécise et têtue. Le narrateur, dont on ne sait que bien peu de choses finalement, servant plus de faire-valoir au personnage d’Holly, est charmé mais à la fois interdit devant ce petit bout de femme. Son attirance restera donc platonique mais on devine que cette rencontre l’aura marqué de façon impérissable.
.
Le livre est composé de trois autres nouvelles : « La maison de fleurs », « La guitare aux diamants » et « Un souvenir de Noël » tout aussi agréables à lire.
février 11, 2010 15 Comments
Petit aperçu…
Vous l’avez attendu, voilà enfin quelques photos de mes cadeaux de Noël ! Quoi, vous vous en moquez ? Vous me fendez le coeur là …
Peu importe, je vous les montre quand même !
Dans la rubrique culture, j’ai reçu quelques dvds : le coffret des Jane Austen et « Ariane », de Billy Wilder et avec Audrey Hepburn.
Mon amoureux m’a bien gâté puisqu’il m’a offert un très très joli bijou :
Une jolie petite étoile qui porte bonheur et que je peux porter tous les jours. Toute jolie et discrète, tout ce que j’aime !
Et enfin, une jolie trouvaille de ma tante, un sac à main Louis Vuitton vintage !
Je n’ai pas encore trouvé de quelle époque il datait, je vais faire des recherches sur Internet.
En tout cas, il comblerait presque mon envie de sac, un format très pratique, un double usage, bandoulière et à porter au bras, des petits clous, du cuir noir vernis … Et même le petit cadenas et sa clé !
J’ai aussi eu mes jolis gants Maison Fabre dont je vous avais parlé plus tôt (les photos arrivent), une belle bougie « Comptoir de Familles » et un carnet de recettes.
Bon début de semaine à tous et à très vite pour des infos plus culturelles !
Et vous, comment s’est passé ce Noël ? Avez-vous été bien gâtées ?
décembre 28, 2009 15 Comments
La Rumeur, de William Wyler

Voilà une des sorties les plus attendues de la semaine, du mois, de l’été que dis-je, enfin du moins pour moi ! « La Rumeur », film de William Wyler, sorti en 1961 ressort dans les salles parisiennes pour quelques semaines et pour mon plus grand plaisir d’Audreyphile !
Ce film est la 2ème adaptation de la pièce de Lilian Hellman, après « Ils étaients trois », film déjà réalisé par William Wyler en 1936.
Depuis « Vacances Romaines » en 1953, Audrey est mondialement connue. « La Rumeur » lui offre un rôle plus difficile après ses prestations plus légères dans « Sabrina » ou « Drôle de frimousse ».
D’abord interdite, la pièce « The children’s hour » devient un succès à Broadway. Pour le scénario du film, Wyler se concentre sur le pouvoir de la rumeur plutôt que sur l’homosexualité dénoncée.
Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Fiancée au médecin Joe Cardin, Karen a du mal à s’engager et à laisser à Martha la direction de l’école. Mary, une élève insolente et menteuse, alors qu’elle a été punie, lance la rumeur que les deux professeurs ont une relation « contre-nature ». Elle commence par le raconter à sa grand-mère… (Source : AlloCiné)
Encore une fois, Audrey est fabuleuse dans ce film dur et noir pour l’époque. Il faut reconnaître qu’elle est merveilleusement accompagnée par Shirley MacLaine, dans ce rôle de Martha Dobie, éternelle meilleure amie de Karen, et qui doit faire face à des sentiments contradictoires suite aux fiançailles de son amie…
La rumeur part de la bouche d’une odieuse petite fille, punie sans cesse par ses institutrices. J’aime les enfants, mais pourtant, je vous jure qu’on a envie de claquer cette petite fille ! Elle m’a fait littéralement peur par moment !
A part ça, ce film est triste, prenant, on se sent complètement embarqué dans l’histoire et les malheurs des deux jeunes femmes.
Trois films vus récemment avec Audrey, trois genres différents ! Avec la biographie que je viens d’achever, j’ai envie de voir tous ses films, un par un … Vaste projet vous me dites ?
J’aurai tout le mois d’août pour ça !
Et vous, que pensez-vous de ce film ?
juillet 17, 2009 8 Comments
















